Le B.a.Ba. des contrats Futures - EP1

Publié le par Bernard Prats-Desclaux

Le B.a.Ba. des contrats Futures - EP1

Les produits dérivés (« derivatives » en anglais) sont des constructions de produits à partir de marchés dit « cash ». Les contrats Futures sont des produits dérivés.

Introduction aux contrats Futures

Un contrat Future est un contrat à terme négociable à l’achat ou à la vente, portant sur un sous-jacent. Le sous-jacent peut être une matière première agricole (soja, maïs), un indice  (Dow Jones, Nasdaq, CAC40), une devise (Eurodollar), une matière première (pétrole, or), ou un taux d’intérêt (T-Bond, Bund). Les contrats sont standardisés, traités sur des marchés organisés (par opposition aux marchés OTC – où les produits sont traités de gré à gré), et ont une échéance.

A l’origine instrument de couverture, le contrat Future est devenu un produit de spéculation en raison de sa liquidité et de sa récente facilité d’accès. Ce type de produit s’est développé de manière spectaculaire depuis les années 1980. Dans un premier temps, exclusivement réservé aux professionnels, il est aujourd’hui accessible aux particuliers.

Le contrat Future, instrument de couverture sur les matières premières, permet aux producteurs ou aux industriels de s’assurer d’un prix de vente ou d’un prix d’achat futur en transfèrant sur la contrepartie adverse le risque de variation du prix du produit.

Une surabondance de l’offre et une baisse des prix du blé n’est plus un problème pour l’agriculteur couvert par la vente à terme sur le marché des contrats Futures de la totalité de sa production. L’agriculteur peut voir sa production se vendre 100 alors qu’il l’a cédé pour 80. Mais ce n’est plus son problème. Lui veut s’assurer, années après années, de la bonne marche de son entreprise. Il doit sécuriser ses rentrées financières et il laisse à la contrepartie le choix d’assumer le risque de gain ou de perte. C’est ici qu’intervient le spéculateur. Sans lui, pas de contrepartie, pas d’assurance pour le producteur ou l’industriel. Et sans spéculateur, pas de marché. Car si celui qui a pris la contrepartie du producteur ou de l’industriel ne trouve aucun investisseur en face de lui lorsqu’il voudra sortir de sa position, il exigera une prime beaucoup plus élevée. Plus le marché est liquide, moins la prime sera élevée. Le spéculateur fait un pari sur l’avenir. Il pense que ce qu’il achète aujourd’hui vaudra plus cher avant son terme. Si c’est le cas, il est gagnant. Dans le cas inverse, il perd. Mais il aura aussi la possibilité de transférer sa position, à tout moment, s’il estime qu’il a assez gagné ou trop perdu, sur un autre spéculateur, qui aura lui une vision inverse à la sienne.

Le principe est exactement le même avec les contrats sur indices. Un investisseur individuel ou un gestionnaire professionnel investi sur le CAC40 pourrait craindre une baisse des marchés. Plutôt que de couper sa position et passer à côté d’une poursuite de la hausse, il peut couvrir tout ou partie de son exposition "longue" en vendant des contrats Futures CAC40 (FCE). En cas de baisse, il encaissera une partie des gains sur ses contrats et compensera, en partie ou en totalité, les pertes sur son portefeuille.

Les fluctuations d’un contrat Future accompagnent celles du sous-jacent avec un écart de cotation qui dépend de plusieurs facteurs : la valeur temps jusqu’à l’échéance, le coût de l’immobilisation des capitaux par rapport au taux sans risque, la valeur des dividendes non perçus par les contrats si le sous-jacent est un indice actions. 

La plupart des contrats Futures ont des échéances trimestrielles, caractérisées par des lettres (H, M, U et Z) associées à l’année. Z15 représente le contrat à échéance décembre 2015. Certains contrats comme le FCE ont des échéances mensuelles. K15 représente le contrat d’échéance mai 2015.

Tableau des échéances

Le B.a.Ba. des contrats Futures - EP1

Bon Trading à tous

@bpdtrading

Publié dans Apprendre, Trading, Futures

Commenter cet article