Fed Or Not Fed?

Publié le par Zenitud

La Fed a tranché hier soir. C'est -0.5, escompte compris. C'est la première décision d'envergure de Ben Bernanke, c'est aussi la première baisse des taux depuis quatre ans, pour celui qui jusque là, avait eu un certain mal à se glisser dans le costume de son prédécesseur. Il faut aussi reconnaître que ce dernier avait décidé de ne lui laisser qu'un demi-costume en multipliant les interventions, les déclarations. Pourtant par ce geste, Bernanke acquiert toute son indépendance mais s'il se glisse définitivement dans le costume de premier banquier central du monde, c'est pour mieux emboîter les pas de son prédécesseur. La Fed réédite donc ses sauvetages des crises de 97 (Asie), 98 (LTCM) et 2000/01 (internet).
Alors que le consensus des économistes pariait à 85% pour une baisse de 0.25, celui des intervenant de marchés parait lui sur une baisse de 0.50. Cette dichotomie, que certains décriront comme le monde réel contre le monde virtuel, met pourtant l'accent sur une des contraintes les plus fortes qu'on a gérer les banquiers centraux. 
Il y a à peine une semaine, la BOE (Bank Of England) qui ne fait jamais rien comme les autres, clamait haut et fort qu'elle ne cèderait pas face à la spéculation et qu'elle n'injecterait pas de liquidités dans l'économie à l'instar de ses cousines Fed et BCE. Ces propos, bien assénés, n'auront donc tenus qu'une petite semaine face à la réailté d'épargnant et d'actionnaires affolés par une éventuelle faillite de la banque britannique Northern Rock. La BOE a donc servi de prêteur en dernier ressort face à l'impuissance du marché bancaire à assurer la liquidité nécessaire en période de crise.
Alors la question qu'il convient de se poser est de savoir si le rôle des banque centrales est de sauver les "canards boîteux" de l'économie, fut-elle financière?
La Fed a pour objectif statutaire la lutte contre l'inflation, la promotion de la croissance, et le maintien d'un chômage aussi bas que possible.
La BCE a pour objectif la lutte contre l'inflation, seul et unique objectif, règle arraché par les allemands qui voulaient reproduire avec l'euro ce qu'ils avaient avec le D-Mark, à savoir une monnaie forte voire dominante (et qui se méfiait terriblement du "laxisme" français en matière budgétaire).
Nulle part, n'apparaît dans les ordres de mission de nos banques centrales, le sauvetage des canards boîteux.
Alors pouquoi les chantres d'un monétatisme rigoureux, d'un libéralisme strict se permettent-ils autant d'entorses aux règles qu'ils édictent eux-mêmes? Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais! serait-t-il devenu le leitmotiv inavoué des banquiers centraux?
C'est un constat qui s'impose à eux! Il faut sauver le soldat spéculateur! Constat de réalité complexe et souvent impénétrable pour le commun des mortels. L'interdépendance, l'interconnexion, la financiarisation de l'économie (outrancière pour certains), des produits structurés de plus en plus complexes... voilà les raisons qui expliquent l'intervention des banques centrales.
Abandonner un acteur financier, c'est lancer le signal que dorénavant la partie se joue sans filet. C'est enfin reconnaître que la liquidation de l'inflation, ce mal des années 70/80, s'est traduit par une inflation des actifs financiers, immobiliers et matières premières. C'est aussi indiquer que le système qui marche sur l'eau depuis l'effondrement du mur de Berlin en novembre 89 peut s'arrêter. S'ensuit un "jeu" entre les intervenants de marché, les opérateurs paniquent et font baisser les marchés, baisse des marchés qui peut avoir un effet démultiplicateur sur "l'économie réelle", obligeant ainsi à des interventions des banquiers centraux par des baisses de taux. Baisses de taux qui, selon les cas, et c'est le cas aujoud'hui, vont engendrer les crises du futur. La crise du subprime n'est que la conséquence de l'injection massive de liquidités après le 11 septembre 2001.
Alors le dilemne proposé aux banques centrales n'est pas mince. Dans quelques mois, nous aurons une vision plus claire de la situation économique et financière. Mais repousser l'échéance en refusant de "purger" l'économique par le financier, c'est accepter d'avoir à gérer une autre crise dans quelques années. Et si l'histoire économique nous apprend quelque chose c'est bien que plus on repousse une crise, plus elle sera violente.

Publié dans Divers

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darkvador 20/09/2007 12:00

la messe est dite !!!!resultat : environ 16 pt par contrat...si slt c'etait tjs comme ca !!! je vais m'occuper du bund maintenant......))

Zenitud 20/09/2007 13:13

Joli trade. Bravo à toi. N'oublie d'en laisser aux copains ;)

darkvador 20/09/2007 11:22

rectif :sorti 78, la 1/2 du 1/3 restant ( C'est des comptes d'épicier ca!! )

Zenitud 20/09/2007 11:26

Ui des fois les épiciers font d'excellents traders ;))

darkvador 20/09/2007 11:18

sorti 78 du 1/2 du restant ... stop 692je laisse le reste a 65 pour l'instant... je poserai certainement un TS si j'ai envie de mieux...mais la le marché m'a deja pas mal donnée faut pas abuser... ))

darkvador 20/09/2007 10:50

ressorti 1/3 76,5je la sens pas plus que ca.... stop 697, à ce stade plus aucun risque, ca va bosser peinard la...))

Zenitud 20/09/2007 11:04

Oui, ça accélère pas bcp et le Dax tient bien la route là. On verra cette après-midi je pense. Pas sûr que ce soit très violent avant. Je regarde aussi pour un SH mais je voudrais l'attrapper un peu plus haut, au risque de le voir se faire sans moi... mais suis pas vraiment pressé.

darkvador 20/09/2007 10:29

go , profit in bank 676, stop 709

Zenitud 20/09/2007 10:42

Chapeau bien vu.