Le bruit et le trader: à bon entendeur...

Publié le par BPD

Le bruit est un terme "technique" qui est censé expliquer l'indécision du marché dans certaines phases. Ainsi, les unités de temps (la temporalité sur laquelle le trader regarde les prix dérouler leurs courbes) les plus courtes seraient les plus bruitées. Pour certains traders, des indices sont bruités, d'autres le sont beaucoup moins.
Qui croire... ou plutôt qui entendre au mileu de cette cacophonie qui frise parfois la crise (aigue).

La réalité du trader est faite de mouvements qu'il comprend (ou croit comprendre) et d'autres qu'il ne comprend pas. Un trader trend-follower (suiveur de tendance pour les anglophobes) trouvera bruité une unité de temps sur laquelle les tendances ne sont pas franches.Un trader contrarien sera vite contrarié si la volatilité augmente et que de fortes tendances se développent.

En réalité, le marché ne commet aucun acte bruyant, tel qu'un bruit redondant et incessant, le marché agit, face à un spectateur, le trader, qui essaye de le comprendre, pour tirer partie des mouvements.
Lorsqu'une courbe se dessine, elle représente pour le trader l'équivalent d'un langage qu'il tente de décrypter de manière plus ou moins efficace, avec plus ou moins de bonheur. Un trader qui se trouve confronté au bruit du marché pense que le marché agit de manière désordonné alors qu'en réalité, c'est lui, qui ne connaît pas le langage utilisé par le marché. Cette absence de compréhension, cette incapacité, à décrypter les mouvements pourra facilement être imputé au bruit. Il est toujours plus facile de se chercher des excuses. c'est le syndrome du bouc-émissaire.

La question à se poser est la suivante: un trader doit-il connaître tous les langages du marché ou doit-il savoir se montrer humble et modeste, en ne portant pas d'accusations définitives à son encontre, et en acceptant tout simplement ses propres limites. Ou alors convient-il pour un trader de parler tous les langages amployés par le marché?
A ces questions les traders les plus performants répondent de manière simple et directe. Si un seul langage ne permet pas de réussir sur les marchés, la maîtrise de tous les langages est source de confusion. Peut-on être un spécialiste de tout sur tous les marchés? La réponse est dans la question!

Prenons un exemple sportif pour mieux analyse le phénomène.
Le décathlonien est fort dans dix disciplines, mais il se ferait battre à plates coutures par les spécialistes de chaque discipline qu'il pratique. Dans un monde de compétitionn extrême comme le trading, mieux vaut essayer d'aller vers l'excellence. Un sprinteur à l'inverse pourra pratiquer plusieurs disciplines: le 100 m, le 200 m et le relais, tout en restant performant.

Accepter de maîtriser quelques langages de marché (des stratégies spécifiques) permet donc de se positionner en tant que spécialiste. Le bruit n'est alors qu'un des langages que l'on ne comprend pas. On peut l'écouter, tranquillement, sans s'énerver après ce marché "qui fait n'importe quoi".


La spécialisation sur un nombre limité de sous-jacents et sur un nombre limité de techniques et de stratégies est l'une des clés de la réussite en trading. 

 

Bon trading à tous

Bernard


Publié dans Trading

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