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Publié le par L.

LES AIRES DE NEGOCIATION

Chaque aire de négociation est structurée de la même façon.

Côté Matif SA, vous trouviez :

  • Un pupitre plus ou moins haut, réservé aux Contrôleurs de marché. Outil important s’il en est qui vient compléter la photo sépia : un micro. Des haut-parleurs se nichent un peu partout autour du parquet.
  • Plus bas, des sièges et claviers de cotation sont réservés aux équipes de coteurs dont le nombre varie en fonction de la taille du Contrat. Par exemple, un pour l’Ecu, trois pour le Notionnel, contrat phare du Matif à l’époque.
  • Une barrière fait le tour des postes de cotation, autant d’ailleurs pour symboliser l’ancienne Corbeille que pour protéger les coteurs des invectives parfois virulentes des négociateurs. Quelques heures de travail suffisent pour s'en rendre compte.
  • Au-dessus de chaque aire, à 50cm des têtes des commis, vous trouviez des micros qui descendent du plafond. Dans le même ordre d’idée mais moins visibles, en tout cas plus haut perchées pour porter plus largement leur champ de vision, des caméras dont nous verrons l’utilité tout à l’heure.
  • Et bien sûr disposés un peu partout autour de cet espace, en hauteur principalement, des téléviseurs et écrans plats pour la diffusion des flux d’informations journalières et celles des cours du Contrat et de ses concurrents sur la planète Bourse. Certains écrans plats peuvent faire 5 mètres de large sur 2 de haut… Nous étions déjà largement en avance...

Côté négociation, vous aviez :

  • Les commis négociateurs qui sont debout et qui exécutent sur l’aire de négociation – avec plus ou moins de latitude d’ailleurs - les ordres des tables de trading qui leurs sont passés par…
  • …Un boxman présent sur site lui aussi, dans un box, un espace réduit avec un ou des téléphones, une main courante et un horodateur, crucial pour la traçabilité des ordres.
  • Un fichiste qui va venir chercher les fiches remplies par les commis négociateurs après leur négociation. Ces fiches seront amenées par lui au back office situé non loin de là.
  • Le back, de son côté, va saisir les ordres réalisés dans le système informatique partagé par tous et dans lequel à la fin de la journée toutes les négociations doivent en théorie retrouver leurs contreparties. 415 a vendu 200 Juin à 175 au cours de 104.26. 175 a acheté à 415, 200 Juin au cours de 104.26. L’appariement peut avoir lieu.
  • Des flasheurs qui sont parfois, souvent d’ailleurs, un commis et qui vont - en temps de houle - venir aider les commis en passant et confirmant les ordres au box pour éviter ainsi à celui qui négocie de perdre du temps ou de se déconcentrer. Car il en faut de la concentration et de la mémoire pour savoir où sont les acheteurs et les vendeurs, à quels cours ils se sont déclarés et pour quels volumes quand ils les ont annoncés.

Vous noterez que je n’ai pas cité les Traders. Il n’y en a pas dans cette population du Palais, hormis les NIP (Négociateurs Indépendants de Parquets, le plus souvent d’anciens commis négociateurs qui passés en EURL négocient pour leur compte propre) qui gèrent leur propre portefeuille avec des quantités la plupart du temps limitées.

 

L. @Spocktraders

Publié dans Finance & Economie

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